mercredi 23 mai 2012

Pour que vos rêves deviennent réalité...


Comment influencer la qualité de ses rêves? Les choisir ou orienter leur contenu? Pour éviter les cauchemars, obtenir des réponses, se soigner, y trouver un guide, de l'inspiration ou encore vivre une expérience extraordinaire en explorant des mondes invisibles. Conseils pratiques.
Il y a quelques semaines, une nouvelle méthode censée améliorer les rêves de millions de personnes a été mise au point par le psychologue Richard Wiseman, professeur à l'Université de Hertfordshire en Grande-Bretagne, via une application Iphone appelée Dream:ON. Une fois programmé, ce dispositif s’adapterait aux cycles du sommeil des utilisateurs pour diffuser au moment où l’on commence à rêver un « paysage sonore », évoquant un scénario agréable, comme une promenade dans les bois, sur une plage. Ce système est une invitation à l’exploration du rêve lucide, une expérience dans laquelle le rêveur devient conscient qu’il est en train de rêver et dont il va pouvoir librement, tel un metteur en scène, orienter son contenu. L’intérêt du rêve lucide ? Eliminer des angoisses en affrontant la source de ses peurs et accepter d’y faire face pour, peu à peu, se débarrasser des cauchemars qui altèrent la qualité du sommeil et notre humeur du lendemain. Ou bien résoudre, par le rêve, un conflit intérieur, non pas par une approche psychanalytique mais par le rêve lui-même. Ou encore améliorer ses performances personnelles comme le font de nombreux sportifs qui, durant le rêve vont s’entraîner et progresser. Efficace, l’application : Dream:ON ? Outre le problème des ondes émises par le téléphone portable, susceptibles d’être nocives en dormant toute la nuit avec, à proximité de sa tête, outre aussi le fait que ces sons ne se déclenchent pas toujours à bon escient, c’est-à-dire dans la phase propice de sommeil paradoxal, ces gazouillis d’oiseaux et autres bruits de va-et-vient des vagues, selon Marc-Alain Descamps, « ne permettraient pas d’influencer ses rêves, de manière systématique, encore moins de les rendre didactiques. » 
Comment accéder au rêve lucide

D’autres innovations technologiques ont déjà été mises au point par le passé pour introduire la conscience dans le rêve, comme une sonde nasale vibrante ou un masque qui détecte l’entrée en sommeil paradoxal du dormeur et lui envoie de légers signaux lumineux sans le réveiller, mais pour le psychanalyste, rien ne vaut les « méthodes naturelles ». Par exemple, « vous pouvez vous demander plusieurs fois dans la journée : "Suis-je en train de rêver ?" Vous allez ainsi vous habituer à vous poser la question jusque dans le rêve. Une croix ou un point au creux de votre main peut vous aider à vous souvenir de faire cet exercice. A chaque fois que vous yeux se poseront dessus, vous y penserez. Vous pouvez aussi apprendre à maîtriser l’arrêt sur image afin d’installer une attention pendant votre sommeil. L’exercice consiste à choisir un plan fixe, par exemple en regardant régulièrement vos deux mains en face de vous et à intégrer cette image pour avoir le réflexe de vous en servir pendant le rêve quand celui-ci vire au cauchemar. Si un loup est en train de manger votre mère, vous allez alors imaginer ce plan fixe de vos mains, introduisant ainsi la conscience dans votre rêve. Vous pourrez alors en changer le scénario et faire en sorte que cette scène insoutenable s’arrête, ou qu’à l’inverse, ce soit votre maman qui mange le loup ! » Autres astuces utilisées dans de nombreuses cultures pour « nettoyer ses rêves » : se dire que ces mauvais rêves ne reviendront plus et glisser une pierre qui protège des cauchemars sous son oreiller, comme le quartz rose ou la pierre de soleil, boire des infusions de plantes relaxantes ou encore se servir d’huiles essentielles. Bien sûr, précise Marc-Alain Descamps, « ce ne sont que des adjuvants »
Du rêve ordinaire au rêve de puissance


Si nous passons environ un tiers de notre vie à dormir, la majeure partie de nos rêves – pour peu qu’on s’en souvienne au réveil - ne trouve pas toujours de sens, et ne s’avère ni instructive ni révélatrice. « C’est ce qu’on appelle les rêves ordinaires ou nuls, bâtis sur des réminiscences banales de ce qu’on a fait les trois ou quatre jours précédents. » Et puis, il y a les songes, ces rêves positifs, « de beauté, de pouvoir ou puissance », nets, précis, expérimentaux, « avec une autre texture » qui nous mettent en contact avec des forces, des êtres, des éléments, des situations, des informations, auxquels on ne peut accéder en état de veille. « Ce sont ceux dont on n’oublie aucun détail, et qui nous réveillent exaltés, tremblants, avec le sentiment d’avoir atteint un autre niveau de réalité, exploré une autre dimension, explique Marc-Alain Descamps. Comme voler dans les airs, sauter en même temps toutes les marches d’un escalier, traverser les murs, marcher sur l’eau, parler aux animaux. Il y a aussi le rêve où l’on se voit sortir de son corps. Celui où on va parler avec un proche défunt et autres entités qui n’existent pas dans la réalité matérielle. Celui où l’on va anticiper l’avenir ou avoir une vision de vérité. Il y a aussi le rêve d’enseignements où vous pouvez rencontrer un maître, votre maître, qui vous transmettra un savoir dont vous n’avez a priori pas connaissance. Enfin, conclut-il, ces rêves de puissance peuvent aussi être créatifs. De nombreux artistes – peintres, écrivains, musiciens – ont rêvé d’une œuvre avant de la concrétiser. Des scientifiques aussi comme le chimiste allemand Friedrich August Kekulé qui a découvert ainsi la structure de la molécule du benzène. »Est-il possible de vivre une telle expérience sur commande comme on choisirait un beau voyage sur un catalogue de vente par correspondance ? « Les songes se méritent !, confie Marc-Alain Descamps. Vous pouvez en faire la requête mais il ne faut pas être dans la volonté, dans le mental. Il est essentiel d’être dans l’intention, surtout pas dans l’ego. Ensuite, il vous faut incarner ce désir. Comment ? Par exemple en inventant une danse ou un slam où vous allez répéter, pendant un quart d’heure, votre demande. Vous pouvez aussi l’écrire en grand et contempler cette phrase chaque soir en vous endormant. Si vous voulez voir apparaître un proche défunt en rêve, regardez sa photo et demandez-lui aussi. La patience est de mise car ce rêve peut se réaliser trois mois plus tard ! Détail important, il ne faut pas avoir sombré dans l’alcool, ni être dans la goinfrerie, ce sont deux ennemis des rêves positifs ! Si votre rêve de puissance ne se présente toujours pas, demandez-vous alors si c’est bien votre voie. Dernier conseil : l’ensemencement : raconter vos rêves sur un dictaphone et les réécouter régulièrement le soir avant de vous coucher. Ainsi, vous sèmerez des graines dans votre inconscient qui, en germant, vous ouvriront l’accès à d’autres mondes. »


vendredi 11 mai 2012

À 16 ans, elle découvre une substance antivieillissement

À 16 ans, elle découvre une substance antivieillissement


Une canadienne âgée de 16 ans a découvert une substance antioxydante. Présente dans les arbres et couplée à nano-particules de carbone, elle pourrait freiner le vieillissement.

Elle a reçu un chèque de 5.000 dollars mais son invention pourrait rapporter beaucoup plus. Janelle Tam une lycéenne canadienne d'Ontario a remporté le premier prix de l'édition 2012 du Sanofi BioGENEius Challenge. Le jury est composé de chercheurs appartenant au Conseil national de recherches du Canada.
La substance qu'elle a découverte pourrait améliorer la santé et freiner le vieillissement. Baptisée NCC (nano-cellulose cristalline), elle neutralise les radicaux libres néfastes du corps humain. La jeune fille a montré que la NCC, présente dans la fibre de bois des arbres, est un antioxydant plus puissant que les vitamines C ou E car plus stable et ayant une action plus durable. Elle a réussi à la coupler à des nano-particules de carbone, les buckminsterfullerènes, surnommés "footballènes" pour leur ressemblance à un ballon. Le "couple" agit "comme un aspirateur" neutralisant les radicaux libres.
Une découverte de 250 millions de dollars
FPI Innovations, un institut national de recherche sur les forêts, a évalué que le marché de cette substance pourrait rapporter jusqu'à 250 millions de dollars dans la décennie à venir. "La NCC, dont la grandeur se mesure en millièmes de cheveu humain, est non-toxique, stable, soluble dans l'eau et renouvelable, puisqu'elle vient des arbres", a indiqué la jeune chercheuse. D'une solidité plus forte que l'acier mais souple, durable et ultra-légère, ses utilisations potentielles seraient illimitées.

jeudi 23 février 2012

Le plus petit transistor du monde créé sur un seul atome


Replica  of first transistor. revolweb via Flickr CC Licence by
C'est un pas de plus vers la fabrication d'ordinateurs quantiques. Des physiciens australiens et américains, des universités dePurdue et de New South Wales, ont construit un transistor à partir d'un seul atome de phosphore incorporé dans un cristal de silicium, explique le New York Times. Une prouesse de précision et de technologie.
Pour faire simple, un transistor est un composant électronique permettant de traiter des informations. Les ordinateurs sont ainsi constitués de milliers, voire de millions de transistors, réunis en micro-processeurs. Depuis l’apparition des microprocesseurs dans les années 1970, tout l’enjeu a été de les miniaturiser au maximum, explique l’auteur:
«Les fabricants n’ont cessé de se rapprocher du plus petit composant que l’on est capable de construire. Pour les scientifiques, la publication de cette recherche montre la limite fondamentale jusqu’à laquelle les composants pourront  rétrécir dans le futur. Actuellement, la plus petite dimension atteinte par le nec plus ultra des ordinateurs fabriqués par Intel est 22 nanomètres, soit moins de 100 atomes de diamètre».
L’équipe de scientifiques a réussi à créer un transistor sur un atome. Plus précisément: elle a ciblé un groupe de six atomes de silicium, matériau de base des puces électroniques, avant de remplacer l’un d’entre eux par un atome de phosphore. Si cette technique avait déjà été utilisée par le passé, explique la revue Nature Nanotechnology, qui a publié l’étude, elle n’avait jamais atteint une telle précision.
Depuis les années 1970, le nombre de transistors présents dans les microprocesseurs a doublé tous les deux ans en moyenne, vérifiant ainsi la loi de Moore. Si cette tendance se poursuit, les microprocesseurs pourront en compter 15 milliards aux alentours de 2015.
L’expérience réalisée par l’équipe de physiciens montre que cette miniaturisation «peut se poursuivre jusqu’à ce que les plus petites parties des microprocesseurs atteignent la taille d’un atome», écrit Wired. Il n’est bien sûr pas encore possible de construire un ordinateur entier avec cette nouvelle technologie, mais elle ouvre la possibilité d’un ordinateur quantique:
«Contrairement aux ordinateurs conventionnels basés sur des transistors avec des états "on/off" ou "1/0" distincts, les ordinateurs quantiques sont construits à partir d’appareils nommés qubits, qui exploitent les propriétés instables de la mécanique quantique: à la différence d’un transistor, un qubit peut représenter une multiplicité de valeurs simultanément.»
L’objectif reste le même: améliorer les performances des ordinateurs, leur vitesse et leur capacité de traitement. Une telle machine serait ainsi capable de résoudre les algorithmes les plus complexes et de traiter les nombres les plus grands bien plus rapidement que nos ordinateurs actuels.
Photo: Replica  of first transistor. revolweb via Flickr CC Licence by

Slate.fr

Science : Après 30.000 ans, ces plantes ont retrouvé la vie !


Des graines vieilles de 30.000 ans ont retrouvé la vie
Des scientifiques sont parvenus à régénérer des plantes vieilles de plusieurs milliers d'années. 
C'est un bond incroyable dans le domaine de la recherche scientifique. Des chercheurs sont parvenus à redonner vie à des plantes vieilles de 30.000 ans. 
Dans le sol gelé de Sibérie, des graines datant des hommes de Cro-magnon avaient été entreposées par des écureuils. Et, grâce à l'intervention des scientifiques, ces graines ont réussi à donner des plantes bourgeonnantes, révèle l'étude publiée dans la revue de l'Académie des Sciences Américaines relayée par le site internet Metro.
Le nom de cette fleur est la Silene Stenophylla. Les graines régénérées se trouvaient au milieu de plus d'une centaine d'autres. Les chercheurs ont mis la main dessus dans des terriers creusés entre 20 et 40 mètres de profondeur. Pour les plus sceptiques, sachez que Svetlana Yashina et David Gilichinsky ont vérifié l'authenticité de ces graines en les datant grâce à la technique de la datation carbone. 
C'est une nouvelle importante dans le sens où cela engendre de nombreuses perspectives dans le domaine des denrées alimentaires, de l'agriculture, etc. Ouvrant, ainsi, la perspective sur la culture des végétaux disparus. Peut-être qu'un jour, nous pourrons goûter aux saveurs de nourritures disparues depuis plusieurs milliers d'années ! Cependant, ce regain de vie n'est pas exclusif. En effet, des graines de palmier âgées de 2.000 ans ont connu le même sort. Découvertes près de la Mer morte, ces graines congelées constituaient un record. Ce dernier largement dépassé par les trouvailles en Sibérie.  


 Gentside

En Suisse, on peut abandonner son bébé dans une boite spéciale


 Certains trouvent peut-être dans cette initiative quelque chose d’inhumain et froid, moi je trouve cette initiative au contraire pleine de bon sens et de soucis pour résoudre un problème. Avec cette solution on épargne au moins la vie de ces pauvres bébés lesquels dans d’autres pays ils seront abandonnés devant des crèches, des portes, ou tout simplement jetés dans des poubelles !!! Alors Bravo la Suisse.
                                          M.Hermassi


Un nourrisson a été déposé lundi dans la boîte à bébé de l'Hôpital d'Einsiedeln (suisse alémanique), le septième depuis la mise en place de ce dispositif, en 2001, contournant la loi suisse qui interdit l'accouchement "sous X".
Le bébé, une petite fille née au mois de janvier, est en parfaite santé, apprend-on sur le site du Matin, bien qu'elle reste en observation. Elle a déjà trouvé un tuteur qui a repris les droits et devoirs cédés par les parents de l'enfant, informe le quotidien suisse.
L'Aide suisse pour la mère et l'enfant (ASME), en collaboration avec l'Hôpital régional d'Einsiedeln, est à l'origine de cette mesure qui permet d'abandonner son enfant en toute sécurité. La boîte est en effet chauffée à 37 degrés et se verrouille une fois qu'on a refermé la fenêtre.
Cette méthode qui peut sembler un peu barbare a pour but de contourner la loi Suisse qui interdit l'accouchement anonyme et de prévenir les infanticides. Grâce à un avis du Conseil Fédéral qui laisse aux cantons le soin de trancher, la boite est pour l'instant tolérée. Six enfants y avaient auparavant été déposés depuis 2001 : deux garçons et quatre filles. Au bout de deux ans, tous ont été adoptés par leur famille d'accueil sauf un que sa mère biologique a récupéré dans ce délai comme le prévoit le dispositif.
Toujours est-il que la boîte à bébé choque, même s'il vaut mieux se séparer de son enfant dans ces conditions si on ne sent pas prêt à l'assumer financièrement ou psychologiquement.
"Ce n'est pas un abandon, car le résultat n'est pas la mort de l'enfant, comme lorsqu'elle le laisse dans une poubelle", explique Nahum Frenck, pédiatre et thérapeute familial, au Matin. "Dans le cas de la boîte, la mère transfert la responsabilité de son enfant à des personnes qui vont pouvoir lui offrir une vie meilleure. Ce qui est une bonne solution."
Une autre boîte à bébé, toujours à l'initiative de l'ASME, devrait bientôt voir le jour à Davos.

Fluctuat 

Un nouveau type de planète essentiellement composée d'eau


Stock Photos
Hier, des astrophysiciens ont confirmé la découverte d'une exoplanète d'un nouveau genre. Celle-ci serait principalement composée d'eau et entourée d'une atmosphère épaisse et humide.
C'est en se basant sur des données récoltées par le télescope Hubble que des astrophysiciens ont annoncé hier avoir découvert un  nouveau type d'exoplanètes. Initialement repérée en 2009, GJ1214b, située à 40 années-lumière de la Terre, serait un monde aquatique enveloppé d'une atmosphère épaisse et chaude. Des caractéristiques qui empêchent ce nouveau type d'être classée dans les planètes dites telluriques (ou rocheuses) telles que la Terre, Vénus, Mercure ou Mars, dans les géantes gazeuses comme Jupiter et Saturne, ou encore dans les géantes glacées que sont Uranus et Neptune.
"GJ1214b ne ressemble à aucune planète que nous connaissons. Une importante fraction de sa masse est composée d'eau", explique ainsi un astronome du centre d'astrophysique Harvard-Smithsonian. D'après les observations, son diamètre équivaudrait à 2,7 fois celui de la Terre et son poids serait sept fois plus important. Quant à sa température, elle devrait avoisiner les 232 °C. Toutefois, sa densité est moitié moins importante que celle de la Terre, ce qui suggère qu'elle a plus d'eau que la Terre et moins de roche.
"Les hautes températures et les hautes pressions pourraient former des matières exotiques comme de la 'glace chaude', ou de 'l'eau superfluide', substances qui sont complètement étrangères à notre expérience quotidienne", a déclaré l'astronome cité par l'AFP. 


Maxisciences

Froid, faim, désydratation, les limites du corps humain

PHOTO THINKSTOCK
Un Suédois a survécu à deux mois passés dans sa voiture sans nourriture. Jusqu'à quel point le corps humain peut-il résister en cas de privations extrêmes?
En 1933, Le Mahatma Gandhi avait passé 21 jours de jeûne total. En 1972, lors d'un crash aérien dans la Cordillère des Andes, 16 Uruguayens ont survécu pendant 72 jours dans un froid pouvant atteindre les - 40°C. Plus récemment, un Suédois a été retrouvé vivant après être resté deux mois dans sa voiture coincée par la neige, sans nourriture. Le corps humain possède des ressources parfois insoupçonnées et peut faire preuve d'une grande capacité d'adaptation suivant l'état de santé physique et psychologique de la victime. Pour autant, la capacité de résistance d'un organisme soumis à rude épreuve connaît des limites.
• La déshydratation
Le corps humain est composé à 70% d'eau, un élément indispensable au bon fonctionnement des cellules. Si ces dernières ne sont plus hydratées, elles finissent par se détruire, endommageant le fonctionnement des organes vitaux.
Nous perdons près de deux litres d'eau chaque jour par la transpiration, la respiration et l'évacuation des urines. Si on arrête de boire, la déshydratation se manifeste d'abord par une soif intense, un dessèchement de la langue, de la bouche et de la peau. Ensuite, le taux de sel augmente dans le sang et provoque des maux de tête, des crampes, voire des troubles de la conscience. Le cerveau étant composé à 82% d'eau, le manque d'eau perturbe son fonctionnement. A ce stade, l'individu ne ressent plus la soif et son état s'aggrave. En principe, on ne peut pas tenir plus de trois jours sans boire.
• La dénutrition
Le corps humain s'adapte plus facilement à l'absence de nourriture qu'à l'absence d'eau. Néanmois, les nutriments restent indispensables à la production d'énergie nécessaire au métabolisme basal, c'est-à-dire aux fonctions vitales comme le simple fait de respirer.
Au cours des trois premiers jours du jeûne, l'organisme puise dans ses réserves de glucose, d'eau et de sel. Les jours qui suivent, les graisses et les muscles prennent le relais, conduisant à une fonte de la masse musculaire. Par réflexe, l'organisme se met en veille pour faire des économies d'énergie: le rythme cardiaque diminue, toutes les fonctions vitales se mettent au ralenti. Dans la dernière phase, les réserves en protéines, principal composant des cellules, sont utilisées. Quand 30 à 50% des protéines sont consommées, les limites de survie sont atteintes. En moyenne, un sujet peut rester 30 à 40 jours sans manger.
 L'insomnie
Combien de temps un être humain peut-il rester sans dormir? Quelques expériences ont tenté de répondre à cette question. Le Dr Max Fleury en présentent plusieurs dans son livre Le sommeil réparé. Il rappelle notamment le record jamais dépassé depuis 1965 de Randy Gardner, resté éveillé pendant onze jours consécutifs à l'âge de 17 ans. Depuis, les expériences ont montré que la moyenne se situe entre huit et dix jours. Les sujets présentent dans un premier temps « des signes classiques de la privation de sommeil, comme les troubles de l'humeur, de la concentration, de la perception». Au bout de plusieurs jours de veille, des hallucinations visuelles, olfactives, auditives et tactiles, accompagnées de douleurs aux extrémités des membres peuvent apparaître, avant de conduire à une issue fatale.
• L'hypothermie
Cet état correspond à l'abaissement de la température du corps au-dessous de 35°C, soit environ deux degrés en dessous de notre température moyenne, située à 37°C. La plupart du temps, l'hypothermie résulte d'une exposition prolongée au froid, menant à l'épuisement des défenses pour produire de la chaleur et maintenir la température du corps.
Trois types d'hypothermie sont recensées dans le Larousse médical (édition 2012): les hypothermies modérées (de 35 à 32°C) se caractérisent par des frissons, qui est un réflexe musculaire pour réchauffer l'organisme en brûlant du glycogène, chargé de libérer du glucose dans les cellules musculaires. Mais ce mécanisme ne dure que quelques heures. Vient ensuite le stade de l'hypothermie grave (de 32 à 26°C). Peu à peu, la température du corps diminue et entraîne des troubles de la conscience, un ralentissement de la fréquence cardiaque et une chute de la pression artérielle. La peau devient pâle et froide. La circulation sanguine se concentre autour des organes vitaux (coeur et cerveau) au détriment des extrêmités. Les pieds et les mains bleuissent, se raidissent, provoquant des engelures, des oedèmes, voire des gelures graves. Au-dessous de 26°C, la peau prend un aspect cadévérique. La victime ne montre pratiquement plus aucun signe de vie. La respiration est indétectable et le rythme cardiaque est extrêmement ralenti, jusqu'à ce que le coeur s'arrête, quand la température du corps chute à 23°C.

LeFigaro.fr